La contre-attaque lors de la guerre de 1793

1793-1795 : Les batailles rejettant les Espagnols de l'autre côté des Pyrénées


La bataille du camp de Ponteilla

Ayant fini de récupérer la Cerdagne, Dagobert arrive en plaine avec ses troupes, repoussant devant lui les dernières poches de résistance espagnoles le long de la vallée de la Têt. La Cerdagne et le Conflent sont définitivement libérés.

Fort de ces nouvelles troupes, le 22 septembre, la France attaque le camp de Ricardos. Mais seules celles de Dagobert y vont, celles d'Aoust et de Goguet restent en retrait. Ce fut évidemment un cuisant échec, dont la responsabilité sera attribuée aux conflits de personnalités : les deux généraux arguant de mauvaise foi qu'ils n'ont pas reçu l'ordre d'attaquer. Les victimes en furent les soldats, dont 3 000 périrent.

Devant le revers des troupes dans la plaine, puis en Cerdagne, les Espagnols voulurent stabiliser leurs positions sur les Albères. Pour cela, ils devaient s'emparer de la citadelle de Collioure, verrou de l'accès à la mer tout comme Villefranche l'est pour l'accès à la Cerdagne.


L'expédition Rosas

Vu que la région des Albères est contrôlée par les Espagnols (prises des principales villes entre mai et juin 1793), la préparation de la garnison fut difficile. Toutefois, le 5 octobre 1793, Collioure reçoit un important renfort de quatre bataillons d'appelés, portant la garnison à 8 000 hommes. Face à cette force, Ricardos fait rapatrier son artillerie lourde et se concentre sur les Albères centrales, qu'il maîtrise mieux. C'est alors que va se dérouler la contre-offensive "Rosas".

Les Français, forts de leur victoire au camp de Peyrestortes, organisent à partir de Collioure une expédition à destination de Rosas. Trois colonnes partent de la citadelle en direction de cette ville côtière, important port de guerre. La première colonne comptait 1 628 hommes, et avait pour but de longer la côte. La deuxième, comprenant 2 326 soldats, passe par le col de Banyuls, tandis que la troisième, forte de 1 948 hommes, monte à la Massane pour ratisser les Albères. Mais face aux difficultés et à la résistance espagnole, le but final fut moins ambitieux. Rosas, trop bien gardée par une flottille puissante, devenait inaccessible. Il fallut se décider à prendre Espolla, une ville-point de ralliement de tous les sentiers des Albères côté sud. Le contrôle de cette ville assurait le contrôle des Albères du sud.

La première colonne entra en Espagne mais tomba face à la flottille de guerre montée vers le nord. Elle dut se repositionner dans les terres et rejoindre la deuxième colonne, qui franchit les Pyrénées. Arrivés devant Espolla, ils constatèrent que la ville était très bien protégée par 1 400 hommes d'armes de métier, aidés par les habitants. Il était impossible d'approcher. La troisième colonne ravagea Cantallops et Recasens, puis rejoignit les deux autres le 8 novembre.

Ricardos envoie alors des renforts à Espolla, forçant les Français à se replier sur leurs places fortifiées des Albères. Ils abandonnent au passage 50 tués et de nombreux blessés. Ce fut la fin de l'expédition Rosas.



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