Histoire
Au début du XIe siècle, Perpignan n'était encore qu'un gros bourg, se développant légèrement plus vite que ses voisins, tandis que les comtes du Roussillon résidaient principalement à Château-Roussillon. Avec l’essor de Perpignan, il devint nécessaire de doter la ville d’une église. Celle-ci fut consacrée le 16 mai 1025 à Saint Jean-Baptiste par l'évêque d'Elne Béranger, en présence du comte Gaufred II.
En 1102, le comte Guislabert II fonda au sein de Saint Jean une communauté religieuse, et en 1116 son successeur Arnaud-Gaufred y fit construire un hôpital à proximité. À partir de 1230, la collégiale de Perpignan passa sous le contrôle de l'évêché d'Elne, par la bulle du pape Grégoire IX. Une première série de travaux, menée dans la première moitié du XIIIe siècle, permit de rénover l'église, qui fut consacrée une seconde fois en 1246. Les travaux se poursuivirent jusqu'à la fin du siècle.
Au XVIIIe siècle, les transformations urbaines modifièrent profondément le quartier. L'église elle-même subit des modifications, notamment l’élévation du clocher : initialement composé d’un seul étage, correspondant à la chapelle Saint Michel, trois autres étages furent ajoutés en 1709, alternant briques rouges et marbre blanc pour former une tour octogonale.
Au XIXe siècle, le quartier connut un nouvel aménagement. Edmond Bartissol, entrepreneur local, acquit les immeubles voisins de la cathédrale et fit construire à leur place la "Cité Bartissol". Ayant également racheté l’église Saint Jean le Vieux, il y installa une centrale électrique, la première de Perpignan, transformant en partie les murs et dallant le sol, sans se soucier de la conservation du patrimoine.
L'église fut ensuite acquise par la ville de Perpignan. Restaurée partiellement, elle est aujourd’hui utilisée comme entrepôt pour la cathédrale.